L'Espoir

L'Espoir

C'est une jolie bougie qui vacille
Lorsque nous sommes comblés
Une lumière qui à elle seule suffit
A chaudement nous éclairer

C'est un feu de camp dans la sombre forêt
Qui nous rassure un peu lorsque nous espérons
Une belle lueur aux couleurs désirées
Bien distincte dans l'horizon

C'est un incendie ardent, de brûlantes flammes
La fummée monte au ciel telle une prière
Un chao infernal, l'ode implorante d'une âme
Rescapée de la mort, une fleur de bruyère

C'est la femme qui, le coeur au galop
le front en sueur,
Attend son fils de retour de la guerre
Elle a perdu son mari. L'aîné bientôt ?
Elle prie dans la peur.

C'est une étincelle jaillie de deux pierres
L'une s'appelle l'Amour, l'autre la Rencontre
Naît de ce choc un éclat éphémère
Le souffle de vie. C'est l'espoir qui se montre..

# Posté le mardi 23 décembre 2008 07:57

les fleurs

Les fleurs : Elles naissent dans un mystère
Et jaillissent de la terre,
Avec toutes les couleurs,
Elles apportent le bonheur... Les fleurs

Dans la rosée elles s'ouvrent
Et le soir elles se couvrent,
Sans faire le moindre bruit
Pour s'endormir la nuit.

Elles cherchent le soleil
Qui passe dans le ciel,
Elles se gorgent de chaleur
Et adorent la douceur.

Elles invitent les abeilles
A boire dans leur stigmate,
Pour emplir des corbeilles
De pollens dans leurs pattes
Travaillant de longues heures
Elles emportent en leurs mains
Des grandes prairies de fleurs
Qui renaîtront demain...

Les fleurs ont un langage
Qui parle aux gens sages,
Pour leur dire en silence
Tout l'amour que l'on pense ...
Nobles fleurs d'élevages
Qui font de longs voyages,
Petites fleurs des champs
Que ramassent les enfants.

Elles viennent en visite
Pour montrer qu'on existe,
Elles consolent ceux qui pleurent
Et fleurissent ceux qui meurent ... Les fleurs

Si la vie est trop dure
Va donc dans la nature.
0uvre bien grand ton coeur
Pour y mettre des fleurs

Respire tous leurs parfums
Sans y mettre les mains,
Pour que même fanées,
Elles reviennent chaque année ... Les fleurs

# Posté le mardi 23 décembre 2008 07:45

d'Nos amis : LES ARBRES

Nos amis : LES ARBRES

Un verger en fleurs au printemps
Arbres de ma jeunesse, fidèles et vieux amis,
Vous êtes toujours présents malgré le temps qui passe
Rappelez-vous l'enfant qui à vos pieds a grandi
Et jouait dans vos bras ses parties de cache-cache.

Arbres de nos vergers, si nobles et généreux
Dont les branches se plient sous le poids de vos fruits
Vous aimez les enfants et les rendez heureux
Lorsqu'ils viennent croquer vos fruits tendres et mûris

Arbres couverts d'ombrages aux feuilles de velours
Arbres centenaires qui verdissez chaque année
Immobiles géants ! Quand le temps est trop lourd
Vous ouvrez vos grands bras, juste pour nous protéger.

Forsythias étoilés, magnolias princiers,
Cerisiers de l'Orient aux pétales éclatants,
Fleurs blanches de merisiers pour couronne de mariée,
Quel défilé de mode quand arrive le Printemps !


Le soleil à travers des hêtres
Arbres, refuges élevés, où nichent les oiseaux,
Dont le doux chant célèbre : l'éveil de la nature.
Abri de pastoureaux qui veillent sur leur troupeau,
Adossés à vos troncs, vous inspirez leur muse...

Beaux chênes centenaires, rois des forêts par la taille,
Aux belles feuilles écarlates, quand arrive l'automne,
Immenses chênes chevelus aux glands sertis d'écailles,
Tilleuls argentés dont le duvet blanc frisonne...

Hêtres rouge foncés aux nervures à poils soyeux
Beaux sapins argentés aux cônes mouchetés de blanc,
Douglas sapins si doux, mémoires d'instants heureux,
Charmes aux branches tordues, à la stature si grande,

Saules pleureurs aux chatons garnis de cils dorés
Vous vous baissez à terre pour nous cacher vos larmes,
Peupliers grisards aux mille reflets argentés,
Larges pins parasols qui chantent dans le Mistral,

Cèdres d'Himalaya aux belles branches étagées,
Antiques Séquoia aux anneaux millénaires,
Catalpas aux fleurs tigrées comme les orchidées...
Frères silencieux, vous êtes l'ombre de nous-mêmes

# Posté le mardi 23 décembre 2008 07:40

hiver


Une nuit, la terre s'est endormie,
Sous un manteau de neige tombée à gros flocons :
Prés, chemins, maisons... sont blanchis
D'un grand tapis moelleux qui s'étend jusqu'aux monts.

Tous les canaux sont pris de glace
Et les enfants joyeux se mettent à patiner.
Parfois on aperçoit des traces
Creusées dans la neige fraîche : des pas de sangliers,

De leur excellent odorat
Sous la neige épaisse, ils cherchent avec leur groin
Châtaignes et glands, rien n'échappera...
Car en janvier : la laie met bas ses marcassins.

Jamais elle ne s'éloigne et veille
Sur son nid de branches, caché, appelé chaudron,
Là ses "petits rayés " sommeillent,
Blottis l'un contre l'autre, attendant les mamelons.

Certains chevreuils tentent une sortie
Pour glaner dans les champs les restes des cultures,
Et l'on entend au loin glapir
Un couple de renards, insouciants dans leur rut.

Essoufflés d'avoir tant couru,
Les gosses rentrent à la maison près du feu de bois.
Le soir, ils s'amusent les doigts nus,
Sur les vitres givrées, à pousser les étoiles.

# Posté le mardi 23 décembre 2008 07:37

chute ces pere noël

Quand Maman parle de toi,
E
lle me câline contre sa joue,
C'
est doux, tendre et merveilleux.
Q
uand papa parle de toi,
Il me serre dans ses bras,
Dit être sage, bien faire dodo.
Quand mon frère parle de toi,
S
ur sa bouche, il met son doigt,
Écrit une lettre, demande des cadeaux.
Quand Mamie parle de toi,
Elle me berce doucement
Chante les étoiles, les petits sabots.
Quand Papi parle de toi,
Il
me prend sur les genoux,
Raconte les rennes, ton traîneaux.

T
out le monde parle de toi,
C'est l'histoire de Jésus, du Bon Dieu,
L
table, lne et les ufs.
C'est Marie, Joseph, les rois mages,
La
crèche et les moutons.
C'est le sapin décoré, les boules, les chocolats et les santons.
C'
est le village illuminé, son église, La neige et les carillons.

Tout le monde parle de toi.
D
e ta maison, loin là-bas, ou il fait très froid.
De
ta houppelande rouge, des jouets, de tes bottes.
D
e ta grande barbe blanche, de ton age; de ta hotte.

Tout le monde parle de toi.
Q
uand les enfants seront couchés,
C
'est par la cheminée que tu vas passer,
M
ettre les bonbons et les joujoux,
Dans nos souliers bien aligs.

T
out le monde parle de toi.
Année, après année, tu es racon
Petits et grands t'ont toujours
Et
t'attendent encore cette année...

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 06:05